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Message de la Secrétaire générale

Date: 25.03.2026

Chères Parties contractantes,
 
Ce début d’année est à l’évidence porteur d’une réelle dynamique impulsée par le renforcement des partenariats et la place grandissante des zones humides dans les discussions internationales. Au cours de ces premiers mois, cette dynamique s’est déjà traduite par des actions concrètes et une collaboration plus forte entre les institutions et avec vous, nos Parties contractantes.
 
Promouvoir les partenariats avec l’ensemble des secteurs
Ces derniers mois, les modalités de notre collaboration avec les partenaires institutionnels et du secteur privé ont beaucoup progressé. À Paris, j’ai rencontré de hauts représentants du Groupe Danone pour faire avancer notre partenariat, renouvelé en 2025. Cette collaboration continue à soutenir nos initiatives de communication et de visibilité, concernant notamment des moments importants, comme la Journée mondiale des zones humides et le Prix Ramsar pour la conservation des zones humides, qui sera décerné en 2028 lors de la COP16 au Panama.
 
Durant la même mission, j’ai également eu l’occasion de rencontrer le Directeur général de l’UNESCO nouvellement élu, M. Khaled El-Enany. En tant que dépositaire de la Convention, l’UNESCO reste un partenaire central. Nos échanges ont porté sur le renforcement de la coordination entre nos deux institutions et l’identification de nouveaux axes de travail conjoints. Je me réjouis des mesures déjà prises pour renforcer cette relation, notamment la nomination d’un·e chargé·e de liaison pour favoriser une collaboration plus étroite avec le Secrétariat.
 
Ces travaux ont été renforcés par la signature d’un mémorandum d’entente avec la Secrétaire générale de l’Organisation météorologique mondiale, Mme Celeste Saulo. Élaboré conformément à la Résolution XIV.6 relative au renforcement de la visibilité de la Convention et des synergies avec d’autres accords multilatéraux sur l’environnement et institutions internationales, cet accord établit un cadre de collaboration reliant le suivi du système terrestre et les données hydrologiques et climatiques à la conservation et à la gestion des zones humides. Cela ouvre de nouvelles perspectives pour renforcer les inventaires, les indicateurs et les rapports, tout en garantissant que les données scientifiques et climatiques éclairent la prise de décision aux niveaux national et local.
 
Donner plus de place aux zones humides dans les débats mondiaux sur l’eau et le climat
Il a été tout aussi important de veiller à ce que les zones humides soient clairement prises en compte dans les débats émergents sur l’eau menés au plus haut niveau. À l’invitation des Gouvernements du Sénégal et des Émirats arabes unis, j’ai participé à une réunion préparatoire de haut niveau en vue de la Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2026, qui se tiendra à Dakar. Conformément à la Résolution A/RES/78/327 de l’Assemblée générale des Nations Unies relative aux modalités de la Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2026 visant à accélérer la réalisation de l’ODD 6, j’ai animé le dialogue d’ouverture intitulé « Water for Planet », coprésidé par l’Égypte et le Japon. J’ai ainsi pu placer l’expérience tirée de la Convention et les travaux des Parties contractantes au cœur de ces discussions.
 
Ces échanges ont souligné l’importance des zones humides pour faire progresser la sécurité de l’eau, l’adaptation au changement climatique et la résilience des écosystèmes, et ont contribué à clarifier la place des zones humides dans le programme mondial sur l’eau. Ils ont également permis de s’aligner sur les résultats de la COP15.
 
Œuvrer à la réalisation de nos priorités communes
La collaboration avec les Parties contractantes est restée au cœur de nos préoccupations tout au long de cette période. À Rome, j’ai eu l’honneur de me joindre au Gouvernement italien pour célébrer l’édition 2026 de la Journée mondiale des zones humides.
 
Reconnue par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa Résolution 75/317, cette journée mondiale continue d’offrir une tribune importante pour sensibiliser le public au rôle que jouent les zones humides dans la préservation de la biodiversité, le soutien des moyens d’existence et le renforcement de la résilience face au changement climatique. Elle a également été l’occasion de renforcer la collaboration avec les partenaires et les parties prenantes, et de mettre en avant la reconnaissance mondiale croissante des zones humides comme élément de la solution aux défis environnementaux actuels.
 
J’ai également pu rencontrer l’ambassadeur Sibi George, vice-ministre au ministère indien des Affaires étrangères, afin d’aborder les initiatives de l’Inde en matière de conservation des zones humides et la mobilisation des ressources en cours. Ces discussions s’inscrivent dans le cadre d’une initiative plus large visant à combler les déficits budgétaires actuels et à renforcer le soutien financier à la mise en œuvre du programme de travail de la Convention.
 
J’ai continué à entretenir des relations avec la communauté des Nations Unies à Genève, notamment en organisant des réunions bilatérales avec plusieurs ambassadeurs.  
 
Insuffler cette dynamique dans la phase suivante de la mise en œuvre
Dans tous ces moments, un message m’est apparu clairement : le progrès repose sur la collaboration. Que ce soit au moyen de partenariats avec des organisations internationales, d’un engagement avec le secteur privé ou de l’impulsion constante des Parties contractantes, ce sont nos efforts collectifs qui détermineront dans quelle mesure nous pourrons atteindre efficacement nos objectifs communs.
 
Merci, comme toujours, pour votre soutien indéfectible.
 
Cordialement,
 
Musonda
Secrétaire générale
 
 
Secrétariat de la Convention sur les zones humides
28 rue Mauverney, CH-1196 Gland, Suisse
Tel: +41 22 999 0170